Expositions

2027

À venir
Couverture du catalogue de l’exposition Billie Holiday, Légende noire
Visuel du catalogue

Billie Holiday, Légende noire

Lieu
Philharmonie de Paris, Musée de la musique
Dates
22 janvier – 11 juillet 2027
Commissariat
Vincent Bessières ; commissaire associée : Éva Barois De Caevel
Œuvres
Nina Chanel Abney, Raphaël Barontini, Romare Bearden, Edward Burra, Marlene Dumas, Lyle Ashton Harris, Whitfield Lovell, Reginald Marsh, Camille Norment, Pino Pascali, Jay Robinson, Alison Saar, Betye Saar, Niki de Saint Phalle, Dread Scott, Richard Serra, Tariku Shiferaw, Shinkichi Tajiri, Mickalene Thomas, Barthélemy Toguo, Kara Walker, Andy Warhol, Carrie Mae Weems, Stanley Whitney, William T. Williams

Icône à la voix inimitable, Billie Holiday a bouleversé le jazz et marqué l’histoire par la puissance artistique et politique de son chant. Considérée comme la chanteuse de jazz par excellence, elle a inventé une façon de chanter dont l’influence s’exerce bien au-delà du jazz vocal, de Frank Sinatra à Amy Winehouse.

À rebours des clichés mélodramatiques, l’exposition retrace le destin hors du commun d’une artiste devenue une icône à la fois glamour et profondément politique, de son enfance à Baltimore à ses dernières tournées européennes. Jalonnée d’œuvres d’art – de Niki de Saint Phalle à Mickalene Thomas, de Romare Bearden à Barthélemy Toguo et Raphaël Barontini –, cette première rétrospective place la voix de la chanteuse au cœur du parcours.

2023

Affiche de l’exposition Basquiat Soundtracks, Philharmonie de Paris

Basquiat Soundtracks

Seeing Loud: Basquiat and Music (titre anglais, Montréal)

Montréal
Musée des beaux-arts de Montréal, 15 octobre 2022 – 19 février 2023 (Seeing Loud: Basquiat and Music)
Paris
Philharmonie de Paris, 6 avril – 30 juillet 2023
Commissariat
Vincent Bessières, Dieter Buchhart et Mary-Dailey Desmarais
Production
Philharmonie de Paris et Musée des beaux-arts de Montréal

Première exposition consacrée à la relation puissante de Jean-Michel Basquiat à la musique, donnant à entendre autant qu’à voir, Basquiat Soundtracks s’offre comme la bande-son héroïque, multiple et foisonnante d’une œuvre fulgurante, pour laquelle la musique se révèle une clé d’interprétation essentielle – de Beethoven à Madonna, du zydeco à John Cage, de Louis Armstrong à la Zulu Nation.

2018

Affiche de l’exposition Jazz & Love, Centre de la Vieille-Charité, Marseille

Jazz & Love

Lieu
Centre de la Vieille-Charité, Marseille
Dates
13 juillet – 30 septembre 2018
Commissariat
Vincent Bessières (conception)
Production
Marseille Jazz des cinq continents, dans le cadre de Marseille-Provence 2018 ; présentée avec le concours des Musées de Marseille
Œuvres
Arman, Basquiat, George Condo, Doc Levin, Hervé Di Rosa, Rico Gatson, Nicolas de Staël, Niki de Saint Phalle, Ian Johnson, Bernard Rancillac, Ouattara Watts…

Qui dit « jazz » dit « amour » ? Que sont les standards, repris à foison par les jazzmen, si ce n’est des chansons d’amour ? Et le jazz, qui s’est développé en réponse à l’adversité, n’a-t-il pas été pour une communauté ostracisée une manière de réinventer l’amour ? Au point de laisser croire aux musiciens qu’ils pouvaient changer le monde et porter l’amour par leurs instruments ?

En croisant les regards et les œuvres (dont certaines présentées pour la première fois en France), l’exposition Jazz & Love illustrait les différentes manières dont le jazz et l’amour résonnent ensemble, des sentiments à l’unisson à l’admiration pour ses créateurs, de la communion qu’induit la musique à l’esprit de collection, en passant par la nostalgie et l’héroïsation.

2012

Affiche de l’exposition Django Reinhardt, Swing de Paris, Cité de la musique

Django Reinhardt, Swing de Paris

Lieu
Cité de la musique, Paris
Dates
6 octobre 2012 – 23 janvier 2013
Commissariat
Vincent Bessières
Œuvres
František Kupka, Marcel Gromaire, Robert Delaunay, Jean Dubuffet, Étienne Béothy

Est-ce parce que, comme l’écrivait Jean Cocteau dans le programme d’un concert du Quintette du Hot Club de France, nous avons tous dans notre enfance espéré vaguement être des enfants volés, de prendre l’école buissonnière sauvage de la roulotte et de vivre avec les romanichels que nous aimons tant Django ? Ou bien doit-on au fait que le guitariste ait inventé une forme de jazz originale, « sans tambour ni trompette », qui fait partie intégrante du patrimoine culturel français, que nous lui soyons si attachés ? Django Reinhardt a donné à Paris une musique à sa mesure : virtuose, brillante, enchanteresse, où la nostalgie le dispute à la gaîté. Et un rythme, auquel a vibré toute une époque : le swing.

L’exposition Django Reinhardt, Swing de Paris que lui consacre la Cité de la musique célèbre le génie de cet artiste qui, dans nos mémoires, a donné à une ville alors centre d’une extraordinaire créativité sa bande-son idéale. Tsigane converti aux vertus du swing américain, Django est l’une des personnalités les plus emblématiques du foisonnement cosmopolite qui anima la capitale aux grandes heures de l’entre-deux-guerres. Premier soliste majeur apparu sur le sol européen, il fut l’une des voix les plus originales de toute l’histoire du jazz dont l’influence considérable sur la place de la guitare reste encore perceptible.

2009

Affiche de l’exposition We Want Miles, Cité de la musique

We Want Miles

Miles Davis : le jazz face à sa légende

Lieu
Cité de la musique, Paris
Dates
16 octobre 2009 – 17 janvier 2010
Itinérance
Musée des beaux-arts de Montréal (2010), CCBB de Rio de Janeiro, SESC de São Paulo
Commissariat
Vincent Bessières
Œuvres
Kazuya Sakai ; Jean-Michel Basquiat, Mati Klarwein, Niki de Saint Phalle (présentation de Montréal) ; peintures et dessins de Miles Davis

Parmi les nombreux créateurs du jazz, Miles Davis (1926-1991) continue de fasciner par la capacité qu’il eut de se renouveler et de remettre en question son art. Absorbant les modes, dépassant les styles, il ne cessa de faire évoluer sa musique, hanté par la nécessité d’échapper aux stéréotypes et à la redite. Par-delà une personnalité éminemment complexe au destin romanesque, sa légende s’ancre dans ces métamorphoses successives, qui furent autant de voies ouvertes aux développements du jazz.

Organisée avec le soutien de Miles Davis Properties, l’exposition retrace le parcours du musicien, de la ville de son enfance, East St. Louis, dans l’Illinois, jusqu’au concert rétrospectif qu’il donna sur le site même de La Villette à Paris, à quelques semaines seulement de sa disparition. Elle en suit les évolutions, en retrace les étapes majeures, en fait entendre les grands chefs-d’œuvre, et reprend pour titre le slogan de l’un de ses albums emblématiques, We Want Miles, en hommage aux attentes que le musicien a suscitées tout au long de sa carrière.

Revue de presse

« La tentative la plus aboutie à ce jour pour montrer à quel point la musique a imprégné non seulement l’âme de Basquiat, mais aussi touché presque tout ce qu’il a fait »

The Guardian, à propos de Basquiat Soundtracks

« Le rythme et la forme de l’exposition sont imprégnés de la nature spontanée et élégante de l’homme et de sa musique : cool et sobre là où il le faut. »

The New York Times, à propos de We Want Miles (traduit de l’anglais)

« Bessières expose l’impossible, un rêve de musique »

Le Monde, à propos de Django Reinhardt, Swing de Paris

« L’exposition s’attarde sur les liens qu’entretient le courant musical avec l’amour. L’occasion d’une balade foisonnante et nostalgique dans cet imaginaire. »

Libération, à propos de Jazz & Love